Entorses et luxations de la main et du poignet

Après un choc ou une chute, votre poignet, votre main ou l’un de vos doigts enfle et devient très douloureux ? Il s’agit probablement d’une entorse. On parle aussi de « lésion ligamentaire » car il y a eu élongation ou rupture d’un ou plusieurs ligaments. Il est important d’immobiliser la partie lésée, mais il faudra aussi consulter un médecin ou un chirurgien. En effet, la gravité d’un tel traumatisme et ses séquelles potentielles sont difficiles à déterminer, d’autant qu’une fracture y est peut-être associée.

La main et le poignet sont constitués à eux seuls de 27 os ! Des ligaments les relient et les maintiennent en place, assurant ainsi la stabilité des articulations. S’ils sont soumis à de très fortes contraintes, les ligaments subissent un étirement qui peut mener à une élongation, voire à une déchirure.

Les différents types de lésions ligamentaires de la main et du poignet

Il y a deux principaux types de lésions : l’élongation et la rupture. Le terme d’entorse recouvre les deux types de lésions, l’entorse étant considérée comme grave dès qu’il y a rupture ou déchirure de tous les faisceaux du ligament. La luxation implique en outre le déboîtement de l’articulation.

Au niveau du poignet, l’entorse la plus commune est celle du ligament scapho-lunaire, qui relie les deux principaux os du poignet (le scaphoïde et le semi-lunaire).

Au niveau de la main, la lésion ligamentaire la plus fréquente concerne les ligaments collatéraux, qui maintiennent alignées les phalanges des doigts. Ces traumatismes ont souvent lieu au cours de la pratique sportive. Il s’agit notamment de l’entorse métacarpo-phalangienne du pouce (fréquente au ski) ou de l’entorse des inter-phalangiennes proximales des autres doigts (des sports de ballon tels que le volley ou le handball).

Les traitements non chirurgicaux

Un bilan radiologique initial est indispensable, notamment pour fracture associée.

Les premiers soins à appliquer sont les suivants :

  • l’immobilisation de l’articulation,
  • l’application de froid pour soulager la douleur et réduire l’inflammation,
  • un repos de quelques jours.

Lorsque l’entorse est bénigne, cela suffit généralement pour que l’organisme retrouve son état normal, mais l’amélioration ne se fera ressentir qu’au bout de quelques jours. Dans le cas d’une entorse d’un doigt, il faudra plusieurs semaines avant que celui-ci reprenne sa forme et redevienne indolent.

Il est toutefois important de consulter rapidement un médecin, qui auscultera l’articulation et prescrira des radios pour déterminer la gravité et la complexité du traumatisme. Dans certains cas, l’œdème consécutif au traumatisme et la douleur empêchent d’établir un diagnostic précis. Un réexamen sera alors effectué au bout d’une ou deux semaines pour décider si le bilan d’imagerie doit être complété par une échographie ou une IRM.

Le médecin peut prescrire des antalgiques ainsi que des anti-inflammatoires non stéroïdiens (comme l’ibuprofène). Si nécessaire, une orthèse plus ou moins rigide (strapping, attelle, plâtre ou résine) sera mise en place pendant quelques semaines.

Dans les cas plus graves, il faut intervenir chirurgicalement pour réparer les ligaments, réduire la luxation et/ou maintenir l’articulation en place le temps nécessaire à la guérison.

Des questions à propos des lésions ligamentaires de la main ou du poignet?

Si vous pensez présenter certains des symptômes décrits dans cet article, consultez votre médecin traitant. Celui-ci pourra vous orienter vers un chirurgien de la main.
Vous pouvez également prendre rendez-vous avec le docteur Bertrand Bauer.

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